Le DPE des locaux tertiaires utilise une méthode de calcul adaptée aux usages professionnels (éclairage intensif, climatisation, équipements bureautiques). Il classe le local de A à G comme en résidentiel, mais les seuils de consommation sont différents et le résultat est souvent moins favorable pour les bâtiments anciens.
Le Décret Tertiaire (décret n° 2019-771) impose aux bâtiments de plus de 1 000 m² une réduction de leur consommation énergétique de 40 % d'ici 2030, 50 % d'ici 2040 et 60 % d'ici 2050, par rapport à une consommation de référence. Les locaux qui n'atteindront pas ces objectifs seront soumis à des sanctions (name & shame, puis financières).
Pour l'investisseur en local commercial, le DPE tertiaire est un indicateur de coûts futurs : un local énergivore devra être rénové pour respecter le Décret Tertiaire, ce qui représente un investissement de 150 à 400 €/m². La « valeur verte » des locaux commerciaux est encore émergente mais progresse rapidement, les preneurs (entreprises avec engagements RSE) privilégiant les locaux performants.