Ouverte au grand public depuis 2019 par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP), la base DVF est l'outil ultime de l'acquéreur moderne pour négocier et estimer le juste prix d'un bien immobilier.
Cette base répertorie toutes les transactions immobilières enregistrées par les notaires (hors Alsace-Moselle et Mayotte). Pour chaque vente, DVF livre des données brutes essentielles : la date de la mutation, le prix de vente net vendeur, l'adresse exacte, la surface loi Carrez (ou cadastrale pour les maisons), le nombre de pièces, et la taille de la parcelle. C'est l'anti-chambre des annonces immobilières : on ne regarde plus ici le prix demandé (« prix affiché ») mais le prix réellement payé lors de la signature de l'acte authentique.
Pour un investisseur, consulter DVF permet de vérifier si le prix au mètre carré d'un bien convoité est cohérent avec l'historique de son quartier ou de son immeuble. Toutefois, DVF possède deux limites majeures : d'une part, un décalage de mise à jour (généralement de 6 à 12 mois par rapport au marché actuel), et d'autre part, l'absence de données qualitatives. La base n'indique pas si l'appartement vendu 20% en dessous du prix du marché était une ruine à rénover, s'il bénéficiait d'une terrasse, ou s'il était vendu loué (décote).
Angle commercial : DVF recense aussi les transactions de locaux commerciaux, bureaux et entrepôts. C'est une source précieuse pour valider un taux de capitalisation ou détecter des prix au m² aberrants. Toutefois, DVF ne distingue pas les ventes de murs seuls des cessions de murs + fonds de commerce, ce qui peut fausser les comparaisons.