En France, les monuments les plus visités dépassent largement le million d'entrées annuelles : la Tour Eiffel (6 M), Versailles (8 M), le Mont-Saint-Michel (2,5 M), le Pont du Gard (1,5 M). Ces chiffres ne sont pas anecdotiques : ils traduisent une demande réelle qui irrigue l'économie locale.
Pour un monument, la fréquentation agit comme un « revenu théorique ». Plus le flux est important, plus la capacité d'exploitation (billetterie, événements, boutiques, restauration) soutient une valorisation élevée. C'est pourquoi les monuments très fréquentés sont souvent mieux entretenus : le flux finance la conservation.
Pour l'immobilier environnant, l'impact est ambivalent. La présence d'un monument fréquenté soutient les prix par l'attractivité (commerces, transports, services) mais peut aussi les faire baisser par les nuisances (bruit, circulation, tourisme de masse). Le résultat dépend de la distance : dans un rayon de 300 à 500 mètres autour du monument, l'impact est généralement positif ; au-delà, il s'estompe.
Le chiffre de fréquentation doit toujours être lu avec la saisonnalité. Un monument à 800 000 visiteurs étalés sur 12 mois (Fontenay) n'a pas le même impact qu'un site à 2 millions concentrés sur 3 mois d'été (Porquerolles).