Distinct du DPE, l'audit énergétique est imposé par la loi Climat et Résilience de 2021 (article L126-28-1 du CCH). Il s'applique aux ventes de maisons individuelles et d'immeubles en monopropriété affectés à l'habitation, classés F ou G depuis le 1er avril 2023, puis E depuis le 1er janvier 2025, et D à partir du 1er janvier 2034.
L'audit, réalisé par un professionnel certifié RGE ou OPQIBI, fournit deux scénarios de rénovation : un scénario « performant » menant à la classe B, et un scénario « très performant » menant à la classe A. Il chiffre les travaux, l'économie d'énergie annuelle attendue, et les aides mobilisables (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ, TVA réduite).
Le coût d'un audit énergétique varie de 500 à 1 500 € selon la surface et la complexité du bien (~10 fois le coût d'un DPE). Il est valable 5 ans.
Pour le vendeur, l'audit est obligatoire à annexer au compromis et à l'acte. Son omission expose à un vice du consentement (article L271-4 du CCH). Pour l'acheteur, il fournit un chiffrage précieux des travaux à anticiper et permet de négocier le prix en conséquence — la décote « audit révèle 80 000 € de travaux » est désormais courante.
Attention : l'audit énergétique réglementaire (obligatoire à la vente) diffère de l'audit énergétique « MaPrimeRénov' » (volontaire, plus poussé, requis pour certaines aides) bien que les deux puissent être combinés.