La DIA est un passage obligé dans toutes les communes ayant instauré un Droit de Préemption Urbain (DPU). Concrètement, avant de vendre un bien à un acquéreur privé, le notaire adresse à la mairie un formulaire Cerfa détaillant le bien (adresse, surface, prix, conditions de la vente). La commune dispose alors d'un délai de deux mois pour décider si elle souhaite se substituer à l'acquéreur et acheter le bien en priorité.
En pratique, les communes exercent peu fréquemment leur droit de préemption (environ 1 à 3% des DIA déposées), mais lorsqu'elles le font, le vendeur n'a aucun recours sauf à contester le prix proposé devant le juge de l'expropriation. Le bien leur est alors cédé au prix fixé par les Domaines.
Pour l'acquéreur, la DIA est un risque de transaction : le compromis est signé sous condition suspensive de non-préemption. Si la commune préempte, la vente est annulée. Ce risque est plus élevé dans les zones tendues (ZAC en cours, opérations de renouvellement urbain) où la collectivité a un besoin foncier actif. Vérifier les projets d'aménagement communaux avant de faire une offre permet d'anticiper ce risque.