La donation présente trois avantages majeurs face à la succession : (1) elle anticipe la transmission patrimoniale, (2) elle bénéficie d'abattements renouvelables tous les 15 ans, (3) elle peut réduire les droits via le démembrement.
Les abattements 2026 : 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, 31 865 € par grand-parent/petit-enfant, 80 724 € entre époux/partenaires PACS, 15 932 € par frère/sœur, 7 967 € par neveu/nièce, 1 594 € entre autres (oncle/tante).
Au-delà de l'abattement, les droits sont calculés par tranches : 5 % jusqu'à 8 072 € (ligne directe), 10 % jusqu'à 12 109 €, 15 % jusqu'à 15 932 €, 20 % jusqu'à 552 324 €, 30 % jusqu'à 902 838 €, 40 % jusqu'à 1 805 677 €, 45 % au-delà.
L'optimisation classique repose sur le démembrement : le donateur conserve l'usufruit (jouissance + revenus) et transmet la nue-propriété au donataire. La valeur de la nue-propriété est calculée selon l'âge du donateur (article 669 du CGI) : 50 % de la valeur si donateur 61-70 ans, 70 % si 71-80 ans, 80 % si 81-90 ans. À l'extinction de l'usufruit (décès du donateur), la pleine propriété est reconstituée sans nouveaux droits — c'est l'effet de levier majeur du démembrement.
Pour les biens à forte valeur ou en cas de fratries, la SCI familiale combinée à la donation de parts permet une transmission progressive et un contrôle conservé par les parents.