Dans les immeubles anciens et modernes, l'étage a un impact mécanique sur la valorisation. Le rez-de-chaussée (RDC) subit traditionnellement la plus forte décote du marché (de -10% à -20% par rapport aux étages intermédiaires) en raison des risques de cambriolage intrusif, du bruit de la rue, du froid (cave en dessous) et du manque de luminosité.
Le 1er étage subit souvent une décote légère (-5%), car il souffre encore parfois du bruit et du passage dans les parties communes. Les 2ème et 3ème étages sont considérés comme la référence neutre du marché. À partir du 4ème étage, on applique généralement une prime (de +1% à +3% par étage supplémentaire), justifiée par une luminosité accrue et un éloignement des nuisances.
Cependant, cette règle de proportionnalité ascendante se brise nette en l'absence d'ascenseur. Sans ascenseur, le 3ème étage reste valorisé, mais à partir du 4ème étage, la fatigue physique prend le pas sur la luminosité : le 4ème stagne, et le 5ème et 6ème étage sans ascenseur subissent une décote brutale, car ils excluent d'office les seniors, les personnes à mobilité réduite et les jeunes parents. L'étage noble originel haussmannien (le 2ème avec hauts plafonds et balcons filants) reste une valeur sûre prisée par les puristes, concurrencé aujourd'hui par l'attrait massif pour les derniers étages et les toits-terrasses.