Le bruit est l'ennemi numéro un de la valorisation immobilière, particulièrement en milieu urbain ou périurbain. Les études montrent que la présence d'une nuisance sonore majeure (grands axes routiers, voies ferrées, aéroports, usines bruyantes, ou bars de nuit au rez-de-chaussée) est le premier motif d'annulation de visites ou de négociation agressive de la part des acheteurs.
La décote immobilière liée au bruit n'est pas fixe ; elle dépend de son intensité (mesurée en décibels), de sa nature (continu comme une autoroute vs ponctuel comme un train), et de la sensibilité du marché local. Pour un appartement en plein centre très demandé, la décote peut être minime si l'isolation (double vitrage renforcé) est excellente de l'intérieur. Pour une maison avec jardin en périphérie, où l'acheteur recherche le calme, une route départementale en fond sonore peut amputer la valeur du bien de 15% à 25%.
C'est pourquoi la législation oblige désormais à plus de transparence : Plan d'Exposition au Bruit (PEB) pour l'aérien, Diagnostic de Bruit pour les locataires dans certains cas, et consultation des cartes de bruit stratégiques (CBS) fortement recommandée pour tous les professionnels lors de l'estimation du bien.