Créé par la loi Bachelot du 30 juillet 2003 (dans la foulée de la catastrophe AZF à Toulouse en 2001), le PPRT est l'équivalent technologique du PPRI pour les risques naturels. Il cartographie cinq niveaux de danger autour d'un site Seveso seuil haut : de la zone de danger très grave (expropriation possible) aux zones à risque modéré (prescriptions de travaux).
Les conséquences pour les propriétaires riverains sont lourdes. En zone de délaissement, le propriétaire a le droit d'exiger le rachat de son bien par l'État ou par l'exploitant, mais l'indemnisation est souvent inférieure au prix de marché d'un bien hors risque. En zone de prescription, les travaux de protection (vitrage spécifique, local de confinement) sont obligatoires dans un délai fixé par le PPRT, avec un crédit d'impôt ou une participation de l'exploitant pouvant couvrir jusqu'à 90% du montant.
Pour l'investisseur, les zones PPRT sont paradoxalement des opportunités si le niveau de risque est maîtrisé : les prix sont significativement bas, les aides aux travaux existent, et un éventuel départ de l'exploitant industriel (qui arrive parfois) supprime instantanément la servitude PPRT et libère une plus-value substantielle.