Le radon provient de la désintégration naturelle de l'uranium présent dans certaines roches (granit, schiste, gneiss). Il s'infiltre dans les bâtiments par les fissures de dalle, les passages de canalisations et les vides sanitaires insuffisamment ventilés. La France métropolitaine est particulièrement exposée en Bretagne, Massif Central, Corse, Vosges et certaines zones des Alpes.
Depuis le 1er juillet 2018, l'information radon est intégrée à l'ERP pour les communes classées en zone 3 (potentiel radon significatif). Le seuil d'action fixé par le Code de la santé publique est de 300 Bq/m³ : au-delà, des travaux de remédiation sont recommandés (ventilation mécanique du vide sanitaire, étanchéification des points d'entrée, VMC renforcée).
L'impact sur la valeur immobilière est encore sous-estimé en France, contrairement aux pays nordiques. Pourtant, un bien en zone radon 3 avec une concentration mesurée élevée peut souffrir d'une décote à la revente auprès d'acquéreurs informés. Le coût de remédiation reste modeste (1 000 € à 5 000 € pour une maison individuelle), ce qui en fait un risque facilement traitable si détecté avant l'achat.