Depuis le 1er mai 2011, le territoire français est découpé en 5 zones de sismicité croissante. La zone 1 (très faible) couvre la majorité du Bassin parisien ; les zones 2 et 3 (faible à modéré) s'étendent sur une grande partie de la France ; les zones 4 et 5 (moyenne à forte) concernent les Alpes, les Pyrénées, la Provence et les Antilles.
L'impact sur l'immobilier est double. Pour la construction neuve, les normes Eurocode 8 imposent des dispositions parasismiques (chaînages, ferraillage renforcé, joints de dilatation) qui renchérissent le coût de construction de 2% à 8% selon le niveau de zone et la catégorie de bâtiment. Pour l'ancien, aucune obligation de mise aux normes n'existe pour les bâtiments résidentiels privés, mais le risque est réel.
L'information sismique figure dans l'ERP. Pour un investisseur, la zone sismique n'entraîne pas directement de décote significative sur le marché français (contrairement au risque inondation), sauf dans les zones 4-5 où la conscience du risque est plus aiguë. L'essentiel est de vérifier la qualité de la structure du bâtiment et l'absence de pathologies (fissures, déformation) lors du diagnostic technique.