Instauré par la loi ALUR du 24 mars 2014 et rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017, le fonds de travaux répond à un constat alarmant : trop de copropriétés françaises repoussaient indéfiniment les travaux de gros entretien (toiture, ravalement, canalisations) faute de trésorerie, entraînant une dégradation accélérée du parc immobilier.
La cotisation minimale est de 2,5% du budget prévisionnel annuel de la copropriété, mais l'AG peut voter un montant supérieur. Ces sommes sont déposées sur un compte bancaire séparé rémunéré, au nom du syndicat des copropriétaires, et ne peuvent être utilisées que pour financer des travaux votés en AG (pas pour les charges courantes).
Pour l'investisseur, le fonds de travaux est un indicateur de santé de la copropriété. Un fonds bien doté signifie que les copropriétaires sont prévoyants et que les appels de fonds exceptionnels seront moins fréquents. Lors de l'achat, les sommes versées au fonds de travaux ne sont pas restituées au vendeur mais sont attachées au lot : c'est un avantage indirect pour l'acquéreur qui hérite d'une cagnotte collective constituée par le vendeur.