Utilisé par les aménageurs, les économistes et, de plus en plus, les experts immobiliers lors d'expropriations ou d'études d'impact environnemental, le Noise Depreciation Index (NDI) permet de modéliser l'impact financier de la pollution sonore sur le parc immobilier. Le principe est d'affecter un pourcentage de décote par décibel supplémentaire supporté par le logement (généralement au-delà du seuil de confort accepté de 55 dB en période de jour, paramètre Lden).
En Europe, les études font souvent converger ce taux autour de 0,5% à 1,2% de décote par décibel au-dessus du seuil de tolérance. Par exemple, avec un indice à 1%, un appartement exposé à un trafic routier permanent de 70 dB (soit 15 dB au-dessus du seuil de référence de 55 dB) pourrait mathématiquement subir une perte de valeur théorique de 15% par rapport à son équivalent exact situé dans une rue très calme.
Sur le terrain, cet indice rappelle à l'investisseur que le bruit n'est pas qu'un inconfort transitoire ; il se matérialise directement sur le rendement. Un bien exposé met plus de temps à se louer, subit un taux de rotation (vacance locative) plus élevé, et affiche une plus-value de revente toujours amputée vis-à-vis d'un bien silencieux dans le même quartier.