Contrairement au pas-de-porte (versé au propriétaire), le droit au bail est une transaction entre locataires. Il reflète l'écart entre le loyer contractuel et la valeur locative de marché : si le loyer en place (800 €/m²/an) est inférieur au marché (1 200 €/m²/an), le nouveau locataire accepte de payer cette différence capitalisée pour profiter d'un loyer sous-évalué.
Le droit au bail est une composante essentielle de la valeur des fonds de commerce, particulièrement dans les emplacements prime (rues commerçantes, centres-villes). Il peut représenter de quelques milliers d'euros en zone secondaire à plusieurs centaines de milliers d'euros dans les artères parisiennes (Champs-Élysées, rue de Rivoli, Marais).
Pour l'investisseur-propriétaire, l'existence d'un droit au bail élevé est un signal positif : elle signifie que le loyer est attractif et que le locataire a un intérêt financier fort à rester. En revanche, un local dont le droit au bail est nul ou négatif (loyer au-dessus du marché) annonce un risque de vacance.