Le PVAP est l'une des deux déclinaisons réglementaires d'un Site Patrimonial Remarquable (SPR), avec le régime plus lourd du PSMV (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur).
Lorsqu'une ville possède un patrimoine digne d'intérêt sans justifier les contraintes majeures d'un classement total de ses immeubles (souvent utilisé pour l'habitat villageois de caractère, les faubourgs ou l'architecture industrielle du XIXème), l'agglomération délimite un PVAP. Ce document est un lexique très précis : il dicte quelles matières doivent être employées pour les toits (ardoise véritable, tuile canal), quels enduits pour les façades (chaux aérienne), quelles fenêtres sont prohibées (le PVC blanc est généralement interdit), ou comment doivent être conçues les devantures commerciales.
Pour l'investisseur, le PVAP est une arme à double tranchant. Côté passif, tout chantier de rénovation sera coûteux et long (délai d'instruction des autorisations rallongé par la consultation de l'ABF). Côté positif, le classement en PVAP offre des droits ouverts au dispositif de défiscalisation de la loi Malraux (avec un taux de réduction d'impôt de 22%) ou au régime du déficit foncier subventionné par la Fondation du Patrimoine (Label).