Dans le vaste paysage des niches fiscales immobilières, le régime des Monuments Historiques (régi principalement par l'article 156 du CGI, en particulier le 156 bis) est le "Saint Graal" des gros contribuables. Ce mécanisme vise à aider le financement du sauvetage des vieilles pierres par des capitaux privés.
Le principe : si vous acquérez un immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques et que vous y réalisez d'importants travaux de rénovation agréés par la DRAC, l'intégralité des dépenses d'entretien, de réparation, les intérêts d'emprunt et les primes d'assurance peuvent être imputés, sans AUCUN plafonnement, sur votre revenu net global (votre salaire). Contrairement au déficit foncier classique plafonné à 10 700 €/an sur le revenu global, le déficit "Monument Historique" est illimité.
Conséquence : un contribuable gagnant 300 000 €/an et réalisant 250 000 € de travaux éligibles sur l'année verra sa base d'imposition chuter à 50 000 €. L'économie d'IR est monumentale. Le contremaître de cet avantage est strict : il faut conserver le bien pendant au moins 15 ans à compter de son acquisition, et le diviser en copropriété (loi ALUR) requiert l'autorisation préalable du Ministre.